Voici quelques infos tirées du site immigrer.com. A l’heure où la France semble encore paralysée par les grèves, il est intéressant de se comparer avec ce qui se passe au Canada, notamment en ce qui concerne la question du salaire minimum et l’immigration !
Québec : Hausse du salaire minimum depuis le 1er mai 2008
Le 1er mai coïncide cette année avec l’entrée en vigueur d’une nouvelle hausse du salaire minimum annoncée par le gouvernement québécois. Le taux général du salaire minimum passera de 8$ à 8,50$ l’heure, il s’agit de la hausse la plus importante depuis 30 ans ! Ainsi une personne qui travaille 40 heures par semaine au salaire minimum verra son revenu annuel s’accroître d’environ 1000$, une augmentation de 6,25%.
Pour vous donner un ordre d’idée, un employé payé au salaire minimum ici gagne environ $1200 par mois, soit 770 Euros ! Ce chiffre se rapproche du salaire minimum légal en Grèce et en Espagne, alors que l’on rêve d’un SMIC à 1500 Euros en France !!!
Immigrants : Les statistiques encourageantes cachent une réalité moins rose
Selon une récente étude de Statistique Canada, près de 52 000 immigrants Canadiens ont décroché un job au pays en 2007 (nous ne faisons pas partie de ce chiffre car notre visa a été validé début 2008). Cependant, les disparités en matière d’emploi restent considérables entre les nouveaux arrivants et les Canadiens «de souche».
En 2007, le taux de chômage des personnes nées au Canada était de 4,6%, celui des immigrants était de 6,6%. Au Québec, le fossé est plus large soit 5,6% par rapport à 10,2%.
Des 52 000 nouveaux immigrants du Canada qui ont trouvé un travail, la moitié de ce nombre l’ont trouvé au Québec. La province fait figure de championne au pays pour la création d’emplois puisque 28 000 nouveaux arrivants y ont trouvé du travail en 2007. Le Québec est aussi le seul endroit au pays où le chômage des immigrants a connu une diminution notable, une baisse de deux points de pourcentage par rapport à 2006.
Il est vrai que le Québec (qui est la seule province à sélectionner ses immigrants, en plus de la sélection au niveau fédéral) investit beaucoup dans l’accueil et l’aide à l’intégration. Si nous étions arrivés de France à l’aéroport de Montréal, un “agent d’intégration” nous aurait remis ce guide, accompagné dans les premières formalités administratives (carte de santé, permis de conduire, numéro d’assurance social…) et dirigé vers l’association de notre communauté concernant les questions de logement, d’emploi, d’école… Un suivi est ensuite effectué pour vérifier si notre intégration se déroule correctement.